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"L'ARRETCHE ATTITUDE" FA LE MAG 31 août 2019

Article fa antorel continuum

Madinin'Art septembre 2019 par Roland SABRA

Continuum de miche le arretche l art du double ou le double de l art madinin art

« Le travail de Michèle Arretche montre souvent des paysages, réels ou oniriques, déserts ou habités, lyriques ou poétiques, figuratifs ou totalement abstraits. Comment expliquer ce double langage? » ainsi commence la présentation de l’exposition «  Continuum » de Michèle Arretche que l’on peut voir jusqu’au 28 septembre 2019 à la Galerie « L’art le Vin et Vous ».

On pourrait s’étonner de l’évocation d’un double langage qui dans son acception ordinaire est teinté d’une dimension péjorative quand bien même se rapporte-t-il, dans ce cas précis, au domaine artistique. Les connotations sont de l’ordre de la dissimulation, du moyen détourné pour se tirer d’embarras, de la tromperie, du faux-fuyant. La présentation tente d’échapper à cette assignation en glissant du coté de la linguistique en évoquant dans un premier temps, comme un clin d’œil à la situation des Antilles françaises, la diglossie, cette « situation linguistique d’un groupe humain qui pratique deux langues en leur accordant des statuts hiérarchiquement différents.» Pouvait-on en rester là ? Non, suggérer une hiérarchie et les relations de domination inhérentes évoque une dimension politique un peu trop délicate. Un dernier glissement va s’opérer vers le concept de continuum, qui en linguistique renvoie à des variétés langagières entre lesquelles il n’existe pas de frontière marquée identifiable et ce, dans une perspective à l’abri tout rapport de pouvoir. Et comme la pensée ne se développe pas en dehors du contexte dans lequel elle émerge, un lien s’établit avec la problématique du genre telle qu’elle se développe aujourd’hui autour du refus d’une assignation sexuée figée, dans la revendication d’un continuum, sur le quel tout un chacun pourrait se déplacer librement en fonction des intérêts du moment entre les pôles masculin et féminin. « Chaque écriture emprunte à l’autre des composants, des techniques, puis des interférences se produisent au contact, rendant difficile l’attribution d’une frontière entre les deux langages plastiques mais permettant au mieux, dans l’instant, l’émergence de l’émotion. » ( Présentation). L’opération de déminage est parfaitement menée. Du double langage, politiquement condamnable en suggérant un rapport de pouvoir, on passe à la mise en avant d’une situation de coexistence pacifique dans la reconnaissance de différences qui échangent, communiquent dans le respect de ce qui les fonde. Sauf que l’on pourrait  considérer ce déploiement ingénieux comme une habile opération d’enfumage. Ce qu’en sa part de vérité, aussi discutable soit-elle, elle n’est pas.

Avant de lire cette présentation de l’exposition j’avais déjà remarqué deux ou trois choses qui me semblent étayer, dans l’après coup, ce qui précède. D’abord il y a ce prénom épicène de Michèle dont la scription utilise la forme la moins féminisée en abandonnant la forme Michelle. Dans bien des familles, l’attente déçue de la naissance d’un garçon qui devait s’appeler Michel vaut à la fille l’attribution d’un prénom au plus près de celui choisi. Il y a même des cas dans lesquels le prénom d’une fille n’avait pas même été envisagé. Ensuite Michèle Arretche accompagne ses chroniques de critique d’art de la mention « Amateur d’Art ». Là encore le « e » du féminin, communément admis sous la forme « amateure » passe à la trappe. Et puis il y a ce métier qui fût le sien, celui de médecin docteur en pédiatrie, déjà un condensé dans sa dénomination de l’attribution de deux rôles sociaux qui à l’époque de la formation du docteur Michèle Arretche étaient bien plus sexués qu’ils ne le sont aujourd’hui. Voilà où en étais-je le soir de l’inauguration de l’exposition «Continuum». De son œuvre de peintre (encore un mot épicène) j’avais simplement en tête l’opposition entre des paysages figuratifs et d’autres totalement abstraits avec la vague hypothèse que si les premiers appartenaient à son univers féminin et les seconds à son univers masculin cela relevait d’un contexte éducationnel dans lequel la reproduction de la nature et le travail d’abstraction avaient été, étaient et sont encore, hélas, genrés. L’utilisation des couleurs dans les œuvres relevait, elle aussi, de cette problématique.

A mon arrivée à la Galerie l’Art le Vin et Vous, je suis allé voir l’artiste (encore un mot épicène) et je lui ai fait part de ces fumeuses cogitations. Michèle Arretche est quelqu’un d’entier (ambiguïté de la formule), carré, comme le format privilégié de ses tableaux et c’est ce qui la rend sympathique, attachante. D’emblée elle dit que sa venue au monde avait été attendue pendant quinze ans par son père architecte au talent suffisamment reconnu pour qu’il enseigne son art dans une école renommée et de sa mère pharmacien et qui ne voulait surtout pas qu’on l’appelle pharmacienne, titre qui est celui de la femme du pharmacien et que je pouvais rendre public ce qui précède. Elle me dit : « Écris tout ça! »

L’œuvre de Michèle Arretche ne se résume pas à des élucubrations psychologisantes quand bien même voudraient-elles se parer de psychobiographie et ce, au-delà des dérives de la discipline dans une originologie qui pensent les œuvres, événements et actions publics significatifs de l’artiste comme le produit de détails minutieux de l’enfance. Michèle Arretche a eu d’autres référents que ses parents. Les couleurs, grises, havanes ou blanc cassé, de ses abstractions empruntent quelques fois à celles du maître Cy Twombly et lorsqu’elle se plait à dissoudre les démarcations, à brouiller les repères, à créer des transitions dans des triptyques, construits davantage par le regard du regardant que par la volonté de la peintre, elle n’est pas dans la préoccupation de détruire la représentation ou de la rendre plus artistique. Elle s’inscrit dans la lignée d’un autre de ses maîtres contemporains, l’allemand Gerhard Richter. Dans la série «Paysages oniriques» elle lui emprunte, par exemple, une touche d’illusionnisme dans les incrustes de visages, de maisons d’une extrême précision au milieu d’un feu d’artifice torrentiel.

A l’intérieur, au cœur, de ce qu’elle nomme double langage il y a ce dualisme qui la tient debout. Et si elle est bien, totalement, entièrement dans la réalisation de ses œuvres, celles-ci échappent à tout réductionnisme. L’artiste est-il maître de son œuvre ? Sujet de dissertation de classe terminale !

Fort-de-France, le 08/08/2019

R.S.

FA Avril 2018 Christian Antourel/ Isa de Saint-Auret

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Madinin'Art avril 2018

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Madinin'Art mars 2017 Paysages Nocturnes

 

TITRE : Double jeu, les paysages

 

Personne ne reste indifférent devant le travail de Michèle ARRETCHE. Ne serait-ce que parce qu’elle s’inscrit dans l’air du temps et en épouse toutes les controverses esthétiques.  Ainsi son affiliation picturale inclut Cy TWOMBLY, Yayoi KUSAMA, auxquels elle fait souvent référence et peut-être allégeance pour certains comme Gerhard RICHTER. Indéniablement son frère en peinture en ce moment est le Canadien (Trinidadien) Peter DOIG.

 

Ce qui interpelle en premier c’est sa  palette de couleurs flamboyantes : vertigineusement verticale, disposée en couloirs de bleus de Prusse, de verts, de noirs ou violets, à tonalités virulentes, à peine atténuées par des roses, des mauves…qui restent viriles. La force et éclats des tropiques rendus par un nombre restreint pourtant à 3 ou 4 couleurs  sélectionnées initialement, auxquelles s’attache une symbolique (une ambiance, une atmosphère).

 

La trainée multicolore s’étale donc en précipité qui stoppe en un « zig zag » tout aussi contrôlé qui montre la maîtrise que la peintre a de sa technique. A l’instar d’un de ses mentors, Gerhard Richter, elle utilise une raclette (celle-là même que vous utilisez pour vos pare-brise). Grâce à elle, Michèle Arretche dirige avec assurance les masses colorées choisies au départ, plus du noir et du blanc, non sans avoir installé sur sa toile des obstacles (sable, collage, incrustations…) qui donnent toute ses chances au hasard !

Dés lors, c’est avec lui qu’elle jouera. D’abord en laissant fusionner, le temps du séchage, les bords de ses franges colorées. Ensuite en les auscultant, telle le pédiatre qu’elle était, pour détecter les images enfouies dans le fond de toile obtenu et celles qui sortiront de son imagination.

Le surgissement, pour ne pas dire l’accouchement, ne se fera pas sans que la matière ne soit raclée, grattée, rayée, griffée…on l’entendrait presque crier ! Cri repoussoir, d’appel, de défense ? Car nous sommes ici dans le romantisme le plus surprenant, entre la grandiloquence et le lyrisme ! Un Nouveau Baroque, un Baroque moderneXXX…

 

Dans le paysage abstrait, grandiose, qui vient de naître, à l’aide d’un pinceau noir, elle fera surgir nombres de formes qu’elle remplira ou non de couleurs et qui seront sa mythologie personnelle. Parmi tous ses lutins et autres trolls, elle favorise particulièrement dans la série Paysages Oniriques dont nous parlons, des ou un personnage et son vélo, une maison.

 

Attachons-nous au cycliste en premier. Car il est aisé pour le spectateur de s’identifier à lui. Le voilà pied à terre qui contemple… mais quoi ? Un rideau ? un mur ? une chute ? une falaise de couleurs ? Un aboutissement, une fin, un avenir bouché ? Est-ce vraiment un obstacle incontournable, image d’un monde désespérant hors duquel le vélo proposerait une fuite salutaire? Et la maison un refuge?

Pour moi, je verrai plutôt une cascade telle celle de Zorro. Il suffirait de vaincre sa peur, de contourner l’effroi des eaux tumultueuses, pour gagner la caverne sécurisante de la vérité sur soi et le monde. Connaissance et sagesse enfin trouvées, le Justicier peut affronter en vérité le chaos du monde…

Certes ce sont rêveries personnelles, et on ignore le combat fondamental de l’artiste. Mais une nouveauté symbolique survient dans ses derniers tableaux : des cercles, des trous, des sortes de fenêtres qui percent la cataracte de couleurs. Pour l’instant, l’ouverture est encore « bouchée » par des collages, portraits ou textes, qui nous laissent espérer qu’un jour un récit plus intime sera révélé.

 

Deuxième forte représentation de son imagier : la maison. Plus exactement la case ou l’habitation antillaise. Il faudrait pouvoir prélever, dans l’ensemble de sa production, les centaines de bâtis introduits par elle pour constater combien elles sont variées et originales. Sans doute peut-on y retrouver un atavisme familial, au point qu’on peut penser qu’après la pédiatrie, les arts plastiques, s’il y avait d’autres vies disponibles pour elle dans celle-ci, Michèle ARRETCHE , on le voit à la construction de ses tableaux, deviendrait à son tour un grand architecte comme son père. Mais comme écrit Peter DOIG «  Je n’ai jamais inventé les bâtiments que j’ai peints, d’autres les ont inventés pour moi. »

 

La luxuriance verticale, tropicale, des paysages derniers est mouchetée de petites taches blanches qui modernisent autant qu’elles patinent (tel un miroir ancien) son travail. Une nouvelle série de questions en surviennent que nous vous invitons à découvrir lors de l’exposition à la Cave Galerie de DUCOS « Le Vin, l’Art et Vous » du 4 au 31 mars 2017.

 

 

 

« Crépuscule » 150 x150 cm

Madininart

Article fa ensolare

ENSOLARE MADININ'ART

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Expo "Oh!" JT 13h et 19h Martinique 1ère

Le grand rdv Martinique 1ère radio avec Pierre Lafarge

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France Antilles 15/01/2015

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Ouest-France mai 2014, exposition "Vents mêlés"

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France Antilles avril 2014 "Les féminins du sac"

 

FEMMES DANS LA CITÉ OU QUAND L'ART SE DÉCLINE AU FÉMININ

Mais ce qu'il faut surtout retenir de l'opération, c'est une merveilleuse salle d'exposition qui respire le bel art, la bonne dynamique, la forte volonté. Sans parler des couleurs, des formes, autour de toiles ou d'installations. La Galerie André Arsenec prend des airs de fêtes et se pare de ses plus beaux atours, ses plus belles pièces de femmes, mettant la barre un peu plus haut, redonnant un sentiment de fierté bien mérité à nos femmes-peintres. Cette présence, que l'on ne saurait plus dénier - la femme est dans l'espace, dans la cité, active, dynamique, volontaire, forte - répond à plusieurs questionnements collectifs, rendant compte invariablement de la réalité moderne de la femme martiniquaise et plus généralement de la femme tout court Une exposition ? Non, bien plus, un plaidoyer en faveur de l'art féminin, avec pour ambition de redonner sa place, sa pleine place à la femme sous nos latitudes. Le cri pourrait paraître intempestif, déplacé, mais n'a-t-il pas toute sa place dans le concert des idées tous azimuts.

Une exposition qui vous donne un grand coup de chaud au cœur  et qui invite à une réflexion mûrie sur la position de la femme dans le cercle culturel et artistique local.


Exposition « Les féminins du sac » ASSOCIATION PABE. Une exposition du CMAC, présentée salle André-Arsenec, jusqu'au 12 avril.


Commissaire : Marie Gauthier.

Artistes invités : Caecilia Guinot, Stéphane Jarrin, David Né.


Artistes du PABE : Elisabeth Alexandrine, Michèle Arretche, Suzy Bland, Nadia Burner-Amory, Daouïa, Sylviane Fédronic, Marie-Annette Fournier, Nicole Nouel-Hugon, Françoise Lévy, Isabelle Pin et Garance Vennat, Marie- José Ravoteur, Colette Wild, Sandrine Zédame.


Association PABE Martinique : pabe.martinique@gmail.com.

France-Antilles avril 2014

Rodolf ETIENNE

Aica Caraïbe du Sud Association Internationale des Critiques d'Art

WORKSHOP avec Inès TOLENTINO dans le cadre des parcours in situ de la BIAC MARTINIQUE 2013

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Mon cœur, tremblant des lendemains, est comme un oiseau dans tes mains

 

Posté par aicasc 2 novembre 2013

 

Classé dans  Inès Tolentino, Martinique, République Dominicaine, Saint - Pierre, Trois Ilets

 

Invitée dans le cadre de la Biac, Inès Tolentino était en résidence en Martinique  ces deux dernières semaines d’octobre dans le cadre d’un workshop avec la dynamique association Couleur PABE présidée par Michèle Arretche.

 

Le public pourra découvrir ses œuvres sur trois sites distincts :

 

A Saint – Pierre, à l’angle des rues Victor Hugo et Petit Versailles, avec une intervention urbaine Le Souffle dans un bâtiment en ruines.

 

Description : e Souffle Saint - Pierre

 

Le Souffle
Saint – Pierre

 

Vidéo de Michèle Arretche : Le souffle  d’ Inès Tolentino  – Saint-Pierre-   Workshop avec le PABE.

 

 

 

Aux Trois Ilets, à Tout’koulè, avec une exposition individuelle,  Habitées, du 31 octobre au 20 novembre.

 

Description : xposition Habitées

 

Aux Trois Ilets, au Musée de la Pagerie, avec l’installation in situ, la Forêt des archipels, étape d’un itinéraire de visite de six œuvres,  in situ et street art.

 

Description : a forêt des archipels  Trois Ilets

 

La forêt des archipels
Trois Ilets

 

Originaire de République Dominicaine, Inès Tolentino a suivi les cours des Beaux – arts de  Santo Domingo  avant de rejoindre les Beaux – Arts de Paris et l’Ecole Saint – Charles où elle a brillamment décroché un DEA puis une thèse en ethno –anthropologie sur les objets de culte des régions syncrétiques. La participation à des Salons comme ceux de Montrouge et de Bagneux, notamment dans le secteur Grands et jeunes d’aujourd’hui  qui associait artiste confirmé et jeune artiste, ont participé à son insertion professionnelle à Paris où elle vit et travaille aujourd’hui, sans pour autant perdre tout contact avec son île natale puisque c’est la galerie Lyle O. Reitzel de Santo Domingo qui la représente.

 

L’installation Le Souffle – souffle du volcan, souffle de vie- répond à la thématique de la Biac, la résonnance du cri littéraire dans les arts visuels, puisqu’elle reprend des extraits de textes d’auteurs, Aimé Césaire, Daniel Maximin, Alejo Carpentier, Dany Lafférière sur les catastrophes naturelles, la fragilité de la vie, peints en rouge sur des panneaux de bois alors qu’ à l’étage,  respire l’or des couvertures de survie animées par le vent, métaphores de la résilience.

 

L’exposition Habitées comme l’installation La forêt des archipels   développent un thème récurrent de la démarche d’Inès, autour des principaux clichés sur la femme, la broderie, les fleurs, le délicat papier peint mais  pour montrer l’envers du décor, la violence sous la préciosité et l’apparente douceur. Les toiles déclinent le motif de la robe, tout en délicatesse, transparence et dentelles mais associées à l’eau, aux épines, au serpent, à la forêt pour évoquer l’extase amoureuse ou  l’extase religieuse. Le cœur, effectivement brodé au petit point par Inès sur la toile peinte,  est tour à tout Sacré cœur de Jésus et cœur en damier d’Erzulie.

 

Description : xposition Habitées détail un coeur brodé sur toile

 

Exposition Habitées
détail
un coeur brodé sur toile

 

La robe devient forêt d’épines … La robe devient personnage…

 

Même si les tableaux sont indépendants les uns des autres, ils sont souvent agencés  en triptyque car Inès aime décliner les variations d’un même sujet.

 

Au Musée de la Pagerie, la robe peinte devient volume, sur une structure métallique rouge plantée sur un rectangle de charbon de bois et cernée par une cinquantaine de mains en bois peintes en rouge, écho à des créations picturales antérieures de la série Dans  tes mains.

 

Description : roquis préparatoire de l'installation

 

Croquis préparatoire de l’installation

 

Les croquis de préparation permettent d’approcher l’essence même du travail in situ, l’adaptation permanente de la création au lieu, l’écart entre le projet et la réalisation, le nécessaire ajustement du travail de l’artiste. Œuvre éphémère, conçue en fonction du lieu, obligatoirement différente si elle est par la suite recréée dans un autre lieu, la robe initialement prévue pour être suspendue comme la forêt de bois flottés qui l’entourent se retrouve finalement ancrée au sol.

 

Description : roquis préparatoire

 

Croquis préparatoire

 

D’une élégante sensibilité, l’oeuvre d’Inès, raffinée et subtile,  retient par sa beauté même si le message est cruel : féminité et souffrance se conjuguent. Des toiles à l’installation,  des mains multipliées, des couronnes d’épines, le serpent – de la tentation biblique ? – emprisonnent la robe coquette et ravissante, virtuellement instrument de torture lorsqu’elle se transforme en tutu d’épines.

 

Description : xposition Habitées

 

Exposition Habitées

 

 Dominique Brebion

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OUEST FRANCE

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MARTINIQUE 1ère CONNUES MAIS CONNUES

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SOUFFLE TROPICAL A CANCALE

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Pool Art Fair Martinique 2012

PooL Art Fair Martinique 2012 - L'oeil de l'Impératrice

THANK YOU " Frere Independent"

THANK YOU « Frere Independent http://frereindependent.wordpress.com/2012/11/25/thank-you/

 Frere Independent Art Contemporain Post Colonial

 

25 novembre 2012   Stand de Ronald Cyril, Lauréat Bourse SIMA 

Les 16, 17 et 18 novembre dernier, plus de cinquante artistes et galeristes ont investi toutes les chambres de l’hôtel L’Impératrice pour créer la 2ème édition de PooL Art Fair Martinique. Cette exposition fut la plus grande rencontre d’art contemporain entre les artistes et le public de Martinique.

Nous voulons tout d’abord remercier les exposants sans qui l’exposition n’aurait pas eu lieu. Les artistes ont été extraordinaires. Tous ont présentés des œuvres qui reflètent l’évolution de leur questionnement artistique et conceptuel. Nous pensons à la fabuleuse collaboration entre Cat Mira et Joël Zobel où la peinture rencontre la photographie dans un jaillissement de couleurs. La filiation à Jean-Michel Basquiat est flagrante mais comment peut-il en être autrement pour ces deux îliens dont les backgrounds additionnés créent une entité riche et boulimique de connaissance. Nicolas Derné et Michèle Arretche ont aussi présenté avec succès un travail mixte de peinture et de photo.(...)

Martinique 1ère JT: reportage Gilles FILLIAU

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France Antilles : 3 septembre 2012 : Rodolphe ETIENNE

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Blog du Nouvel obs juin 2012 : Anne GAYET-TURNER

FRANCE MARTINIQUE: UN BOUQUET d'ARTISTES aux 7 PARNASSIENS, une nouvelle exposition parisienne

Par Anne GAYET TURNERAnne Gayet Turner
Ecrivain critique

Auteur parrainé par Laurent JOFFRIN LauJrent Joffrin

Mais le pays natal est moins une étendue qu'une matière; c'est un granit ou une terre, un vent ou une sécheresse, une eau ou une lumière. C'est en lui que nous matérialisons nos rêveries. Gaston BACHELARD, L'Eau et les rêves.

PASSIONS TOPIQUES à l'ESPACE 7 Parnassiens

 

Univers traversier, voyage pictural, graphique et féerique en Martinique: c'est à ce dépaysement que nous convie la nouvelle exposition, présentée par Katy Sroussy à l'Espace 7 Parnassiens, avec PABE,et ARTEL, deux associations de peintres des Caraïbes.

Pour mettre les voiles, un peu dans le sillage de la route du Rhum,  un jeu entre les ocres roses et les camaïeux de bleu, proposé par Sylviane FEDRONIC, qui révèle dans ces triptyques en progression,- de fait, il y aura une série de trois,- la mise en mouvement d'une géométrie intérieure. Elle restitue l'éblouissement des gens du nord confrontés aux couleurs du pays aimé, voire du pays de l'aimé.

Entre style figuratif et symbolique, ces touches d'acrylique très attachées aux éléments, témoignent d'une grande sensibilité géodésique, même si, entre ciel et eau, la présence du vert, collines et cannes et olivier, n'est qu'une partie du puzzle.


TECHNIQUE MIXTE ET GRANDE MAÎTRISE 

 

Plus que puzzle, patchwork pour Marie GAUTHIER, dont la technique, à la fois issu de la couture et des arts plastiques, aboutit à la création de toiles en peinture acrylique sur bois et tissus, aux accents quasi japonistes impressionnistes.  La grande subtilité de son dessin, pas seulement dans le choix des teintes, retient longtemps l'attention.

Petits formats, proches de l'intime, comme cette somptueuse Maternité, ou, au contraire, composition ample; un vent de zénitude souffle sur la palette de cette martiniquaise d'adoption, au talent affirmé.

 

Pour DAOUÏA, au nom berbère, les textes calligraphiés de ses auteurs préférés, confrontés à l'épreuve de la palette, sont le prétexte à un exercice de style quasi oulipien, à une lecture personnelle soucieuse des sentiments communs, à une interprétation vagabonde qui réchauffe les murs en se laissant regarder toujours différemment. Césaire, Prévert ou Hesse avec Siddhartha l'ont inspirée. Que donnerait Shakespeare ou Tolstoï, Homère ou Pouchkine, on a envie de le lui demander....

Il y a aussi un temps pour la sculpture, présente avec la volubile Luz CUESTA de Colombie, et ses sculptures telluriques aux postures de divinités féminines. Déjà, l'art amérindien se manifeste en héritage.

Autre artiste des Amériques espagnoles, Luis PANNIER, originaire du Venezuela, avec des huiles sur toile marquées par une influence cubiste et surréaliste.

 TEMPETE ET VERTIGE 

Plus fulgurantes, plus modernes aussi, les toiles souvent impérieuses de Michèle ARRETCHE, photographe à ses heures, jouant avec des couleurs livrées aux séismes et aux tempêtes. Inspirées sans doute par ces contrées à la fois paradisiaques et violentes que sont ces "rochers affolés" d'Outre Mer, comme l'écrivait si bien le grand Jacques( Brel). Ici, une couche de résine vient donner du relief à ces couleurs tranchées, à vif, comme pour arrêter à jamais des tempêtes de couleurs, d'où surgit souvent, impromptu une simple larme de bleu turquoise ou indigo. Vertige des îles...

 

Cette exposition associative, entre Saint Malo, Montparnasse et la Martinique, où certains de ces artistes amateurs et professionnels ont différents ports d'attache, reflète à la fois la variété de créations de ces peintres et sculpteurs, et les convergences de vue ou d'inspiration. Ces topiques sont  le fruit de  de leur environnement commun, et de la passion qu'ils éprouvent pour leur terre de naissance ou d'adoption.

 

Brassens avait relativement tort, finalement,  il n'y a pas que les imbéciles heureux qui soient nés quelque part..., en ces temps mondialo-globishs!

 

Après avoir partagé un verre avec les artistes martiniquais et latino-amérindiens, il m'a semblé que ces êtres chaleureux étaient aussi issus d'un terroir: la Terre de leurs racines.

Pour en faire rejaillir les bienfaits, et transmettre déjà, par leur présence, ce soleil au coeur qui jamais ne peut s'éteindre.

 Toiles à lire de Daouïa, statues sculptées de Luz. 

 Katy et ses invités devant les toiles de Michèle.

 Une atmosphère de convergences et de dialogues.

Mais le pays natal est moins une étendue qu'une matière....C'est en lui que nous matérialisons nos rêveries. Gaston BACHELARD; L'Eau et les rêves

7 Parnassiens Galerie d'Art Contemporain

Daouïa, Luza Cuesta, Marie GAUTHIER, Luis PANNIER, Michèle ARRETCHE, Sylviane FEDRONIC

Du 2 au 9 juin de 10 à 21 heures.

 

Credits photos: Michèle ARRETCHE.

 

 

Article France Antilles magazine janvier 2012 : Mylène DUCLOS

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